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IRRÉDUCTIBLE BITERROIS 22

LA GRANDE HISTOIRE DU FOOTBALL BITERROIS

Plongez dans l’histoire du football biterrois, des débuts en 1903 jusqu’à aujourd’hui. Retrouvez les grandes heures du club, ses exploits, ses saisons en Division 1, mais aussi les périodes plus difficiles marquées par des descentes et des reconstructions.

Revivez plus d’un siècle de passion, de défis et d’évolution du ballon rond à Béziers.

QUAND LE BALLON ROND PREND RACINE À BÉZIERS (1903 - 1914)

L’histoire du football à Béziers s’enracine dans les pratiques sportives locales de la fin du XIXe siècle. Avant même l’arrivée des sports britanniques, les Biterrois s’adonnaient à la barrette, ce jeu traditionnel languedocien apparenté à la soule médiévale. Sur les places de la ville et dans les rues, on pouvait voir des équipes s’affronter dans cette pratique sans règles strictes, où l’objectif était de porter une balle de cuir dans une zone définie. Le véritable tournant survient sous l’impulsion de jeunes lycéens passionnés. En 1903, le Football Club Biterrois voit le jour, marquant les premiers pas du ballon rond dans la cité biterroise.

Quelques années plus tard, en 1911, une équipe fait ses débuts, encore très timides, en participant à des rencontres amicales organisées sur le terrain du Bosquet, route de Valras. En terre d’ovalie, la tâche est difficile et, avant chaque match, dirigeants et joueurs doivent tracer le terrain et installer les poteaux afin de jouer devant les premiers « mordus du ballon rond », encore peu nombreux.

En 1912, le Football Club Biterrois dispute le championnat de 4e division de district, accède immédiatement à la 3e division et connaît un essor notable grâce au concours des militaires en garnison à Béziers, déjà passés par les clubs régionaux de Sète, Montpellier et Nîmes. Le club biterrois prend alors la dénomination de Stade Béziers Sport, jusqu’à la guerre de 1914.

LE STADE OLYMPIQUE BITERROIS (1918 - 1934)

L’histoire se complexifie après la Première Guerre mondiale. En 1918, le Stade Olympien Biterrois est fondé, prenant la suite du Stade Béziers Sport créé en 1911. Le club dispute alors le championnat amateur, dans une poule regroupant le FC Sète, l’Olympique Alésien, Montpellier et Nîmes, qui comptent chacun deux formations engagées.

Les rencontres ont toujours lieu au Stade du Bosquet, où le public reste clairsemé. Mais il en faut beaucoup plus pour décourager les pionniers du ballon rond, qui luttent contre vents et marées pour implanter ce sport déjà si populaire dans toute la France.

En 1920, le Stade Olympien Biterrois dispute la demi-finale de la Coupe du Midi contre un club de la région bordelaise. Malgré une défaite jugée imméritée sur le score de 3 buts à 1, le football conquiert néanmoins le droit de vivre à Béziers.

Pour le football biterrois, le véritable départ intervient lors de la saison 1932-1933. En effet, sous l’impulsion de M. Bonnefous, assisté de plusieurs pionniers (Chante, Rosado, Siaz et d’autres), naît une formation semi-professionnelle à la suite de la fusion avec l’Association Sportive Biterroise. Sous cette appellation, elle dispute pour la première fois le championnat au sein du football national.

Mais l’entente ne dure pas et le club biterrois, redevenu le Stade Olympique Béziers, doit s’engager lors de la saison 1933-1934 dans le championnat professionnel sans pouvoir disposer du terrain de Sauclières.

L’équipe, commandée par Jules Dewasquez, comprend de très bons éléments de valeur nationale avec Jourdan, Cabannes, Leitner, Horvart, entre autres.

Le club obtient de très bons résultats, notamment grâce à un beau parcours en Coupe de France, avant d’être éliminé par le grand FC Sète.

Mais la situation financière ne permet pas au club de survivre et le Stade Olympien Béziers doit finalement renoncer

Stade Olympique Biterrois (1933 - 1934)

CRÉATION DE LA SECTION FOOTBALL AU CLUB OMNISPORTS BITERROIS (1935 - 1945)

Cependant, les pionniers du football ne se découragent pas. Ils parviennent même à regrouper les éléments des diverses équipes grâce à la fusion de plusieurs clubs : le Red Star Béziers, l’Hispania Deportivo, l’Étoile Sportive de Roujan et le Stade Olympique Béziers, qui prend le nom d’Entente Sportive Biterroise lors de la saison 1935-1936. Le club poursuit alors, dans les divisions amateurs, une carrière modeste jusqu’à la saison 1939-1940 où, placé sous la présidence de M. Charles Trapet et entouré d’une équipe de dirigeants dévoués (Gérin, Chante, Rosado, Portes, André), entièrement attachés à la cause du football, l’ES Biterroise sollicite à nouveau la fusion avec l’Association Sportive Biterroise.

Grâce à la compréhension et à l’esprit sportif de M. Jean Guy et de Jules Cadenat, une section football est alors créée en 1940-1941 au sein du club omnisports de l’AS Béziers, à laquelle est accordée l’utilisation des installations du Parc des Sports de Sauclières. Puis viennent les années sombres de l’Occupation (1940-1945), où le football, comme toute chose, doit se replier sur lui-même.

Les hommes manquent, le public aussi, les subsides se raréfient et les difficultés de transport n’arrangent rien. Mais c’est peut-être à cette période, où les loisirs étaient rares, que le football biterrois connaît l’éclosion d’une génération de jeunes joueurs talentueux.

LE RETOUR DU PROFESSIONNALISME À BÉZIERS (1945 - 1947)

En 1945, l’AS Béziers est admise à disputer le Challenge de la Libération aux côtés des grands clubs du Midi : Sète, Bordeaux, Toulouse, Nîmes et Montpellier. Elle fait figure d’honorable challenger et remporte même une très belle victoire face à Toulouse.

En 1946-1947, l’équipe est renforcée par des éléments venus de toute la France et compte dans ses rangs Fabregat, Ibarn, Janos, Debeugny, Menjou, Escudié, Ben Mehari, Coti, Cervellon, entre autres. Ses performances lui permettent alors d’obtenir son admission au sein de l’Association des Clubs Autorisés et le professionnalisme est à nouveau instauré à Béziers, sous les présidences successives de M. Feracci et de M. Robin.

Durant deux saisons, l’AS Béziers connaît, en deuxième division, des heures modestes et des moments difficiles. L’équipe comprend alors Anchisi, Méline, Fabregat, Escudier, Veneziano, Hachelouf, Lahoue, Tobia, Dupraz, Ben Nehari, Rodrigues et Thomas, et est entraînée par Labat.

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L'Association Sportive Béziers (1945 - 1946)

L'ÈRE DU PRÉSIDENT THÉO BRETAUD (1948 - 1956)

En 1948, l’AS Béziers Football est placée sous la présidence de M. Théo Bretaud. Son dynamisme et sa confiance lui permettent de convaincre le président général de l’AS Béziers, M. Jean Guy, de l’avenir du football et de poursuivre ainsi l’oeuvre déjà entreprise. Aux côtés du comité directeur, un comité de gestion est créé, mais l’absence d’un mécène ne permet pas une consécration immédiate.

Ce n’est qu’en 1949-1950, après un début de championnat fort modeste, que l’AS Béziers réussit, au cours des matchs retour, une remontée sensationnelle et se classe 4e place du classement, après avoir attiré au Stade de Sauclières une grande affluence de sportifs.

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Le président Théo Bretaud avec son comité directeur
Association Sportive Béziers (1949 - 1950)

De 1950 à 1955, les saisons restent modestes, mais la ténacité des dirigeants et le travail accompli portent leurs fruits. Lors de la saison 1955-1956, le club manque de peu la montée en division 1, devancé par Valenciennes au goal-average après une fin de saison particulièrement agitée. Le club peut néanmoins se consoler avec un beau parcours en Coupe de France : après avoir tenu en échec le grand Stade de Reims sur le score de 1-1 en huitièmes de finale, les Biterrois s’inclinent 2-0 lors de la rencontre rejouée, les séances de tirs au but n’existant pas encore à cette époque.

LA SAISON DE L'ACCESSION EN DIVISION 1 (1956-1957)

Continuant sur sa lancée, l’AS Béziers accède à la première division au cours de la saison 1956-1957, saison mémorable au terme de laquelle elle termine deuxième derrière Alès, après une difficile victoire obtenue lors du dernier match disputé au Stade de Sauclières contre le CA Paris. Un succès acquis grâce à un but resté dans les mémoires, inscrit par l’arrière Louis Delhaye.

L’AS Béziers reste invaincue à domicile du 22 mai 1955 au 18 septembre 1957. L’équipe comprenait alors : Jammes, Emilio, Ferlati, Delhaye, Sieber, Rodielski, Grobarcik, Misziasek, Girardi, Dreyer, Sesia, Keller, Bessonard, Tagliacossi, Alexandre, Bonato, Lucia et Pujol. Elle était entraînée par Pépi Hampali, international tchèque venu de Strasbourg.

Association Sportive Béziers (1956 - 1957)
La fête à Sauclières après la victoire contre le CA Paris
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L'AS Béziers accède pour la première fois de son histoire en Division 1

L'AS BÉZIERS DANS L'ÉLITE DU FOOTBALL FRANÇAIS (1957-1958)

La saison 1957-1958 voit affluer  au Stade de Sauclières la grande foule des sportifs de tout le Biterrois. Certaines rencontres, comme face à Saint-Étienne ou au Racing, attirent plus de 12 000 spectateurs.

Le championnat débute toutefois avec l’équipe de la saison précédente et les renforts de Stojaspal, Garofalo, Unzain et Guilcher ne suffisent pas à maintenir durablement le club au plus haut niveau. Cette saison reste néanmoins marquée par plusieurs performances de prestige, dont une victoire mémorable face au Stade de Reims, alors considéré comme la référence du football français et l’une des meilleures équipes européennes de son époque.

Le 22 janvier 1958, lors de la 22ᵉ journée de Division 1, l’AS Béziers affronte le Nîmes Olympique dans un derby du Sud au cœur de l’élite du football français.
 
Pour cette saison 1957-1958, Béziers découvre la
Division 1 et se mesure à des clubs plus expérimentés.
Le match est disputé, engagé, mais tourne en faveur des Nîmois.
 
Défaite 0-1 pour l’ASB, qui malgré le revers, continue d’écrire une page forte de son histoire parmi les grands du football français.

L’expérience démontre malgré tout que le football de haut niveau a sa place à Béziers, où il peut rassembler une foule nombreuse de passionnés. Mais le séjour parmi l’élite ne dure pas, les erreurs de jeunesse et l’absence de capitaux suffisants pour constituer une grande équipe font de cette saison 1957-1958 un exercice difficile. Classée à la 18e place du classement, l’AS Béziers est finalement reléguée en deuxième division.

Association Sportive Béziers (1957 - 1958)
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Classement Divison 1 (1957 - 1958)

L’APRÈS DIVISION 1 (1958 - 1967)

La saison 1958-1959 est encore marquée par l’empreinte du passage en Division 1 et l’équipe domine longtemps ses adversaires. Hélas, au cours des matches retour, un sérieux fléchissement entraîne de trop nombreuses défaites, repoussant l’AS Béziers à la 10e place du classement final.

Pour la saison 1959-1960, l’assainissement de l’effectif laisse l’AS Béziers sérieusement diminuée. L’incorporation de nombreux jeunes éléments impose à l’entraîneur, Aimé Nuic, un travail considérable. Peu à peu, ses efforts sont récompensés, les résultats s’améliorent et la 12e place obtenue en fin de saison demeure honorable.

Association Sportive Béziers (1960 - 1961)

La saison 1960-1961 débute sans grands changements. La politique de formation des jeunes, préconisée par le comité directeur, est poursuivie et de nombreux joueurs issus de la section amateur de l’AS Béziers sont lancés dans le grand bain.

Grâce à la volonté de tous, à une tactique prudente parfaitement maîtrisée, mais aussi à une remarquable camaraderie et à un véritable esprit d’équipe, le club termine à une brillante 5e place, avec seulement sept défaites.

Ce classement lui vaut une place au tableau d’honneur, contre tous les pronostics formulés en début de saison. Le club prépare alors avec soin l’exercice suivant en orientant son recrutement vers de jeunes amateurs prometteurs, encadrés par des joueurs professionnels expérimentés. Cette politique, désormais adoptée par l’AS Béziers, doit permettre, à moyen terme, un retour durable parmi les meilleures équipes du football français.

En 1961-1962, toujours sous la direction d’Aimé Nuic, l’équipe est renforcée par Fioriti, Leandri, Diouf, Cristol, Goudart, ainsi que par plusieurs jeunes issus du club : Daure, Linares, Canal, Nougaret et Reig. Elle termine dans la seconde moitié du classement, tout en réalisant un remarquable parcours en Coupe de France. Les Biterrois atteignent les quarts de finale, où ils sont éliminés par Saint-Étienne au terme d’un match particulièrement méritoire. À l’issue de cette saison aux résultats mitigés en championnat, l’AS Béziers traverse une période délicate. Aimé Nuic est remplacé sous la direction de Pleimelding, ancien joueur au brillant passé, en provenance de Toulouse.

La saison 1962-1963 est marquée par les arrivées de Gianella, Vidal, Dupuy et Cassagne. Après un début de championnat très difficile, les Biterrois redressent progressivement la situation et terminent à la 10e place. À noter qu’Ernesto Gianella termine meilleur buteur de Division 2.

En 1963-1964, le comité directeur, toujours présidé par M. Bretaud, poursuit sa politique en faveur de la jeunesse. L’AS Béziers compte alors dans ses rangs Lavagne, Cuxac, Facerias, Daure, Nougaret, Bacquier, Masini, Carayon, Canal et Depuy, tous issus de clubs de la région biterroise. Mais le manque d’expérience de ces jeunes joueurs ne permet pas encore d’atteindre une maturité suffisante, ce qui se traduit par une dernière place en championnat, malgré un brillant parcours jusqu’aux seizièmes de finale de la Coupe de France.

La saison 1964-1965 est particulièrement difficile. Avec le retour de Marcel Tomazover et un effectif quasiment inchangé, l’AS Béziers réalise de bons résultats à domicile mais termine une nouvelle fois à la dernière place.

En 1965-1966, l’installation des Pieds-Noirs à Béziers et dans la région donne un nouvel essor au football biterrois. Avec le retrait du président Bretaud, un dirigeant dynamique prend la tête du club : M. Charles Castelli, qui redonne au club de nouvelles ambitions. L’équipe retrouve alors un visage professionnel avec les arrivées de Haddi et Sekou, le retour de Bessonart, Gianella, ainsi que des jeunes Louis Bonnel et Bernard Iché. L’AS Béziers réalise une très belle saison, joue les premiers rôles et termine à la 7e place. La grande foule revient alors au Stade de Sauclières.

Association Sportive Béziers (1965 - 1966)

En 1966-1967, dans cette continuité, le président Castelli recrute plusieurs joueurs réputés : Salen, Bordas et Donoyan (venus de Saint-Étienne), Polonia (Lens) ainsi que Sparza (Cannes). Avec Donoyan, Facérias, Daure, Cuxac, Haddi, Salen, Bordas, Gianella et Bessonart , l’AS Béziers aligne une équipe de grande valeur qui s’installe rapidement à la première place et termine championne d’automne.

Cependant, malgré les grandes satisfactions du début de saison, des tensions internes entre les joueurs entraînent une série de défaites. L’équipe, qui semblait en mesure de jouer la montée, ne termine finalement qu’à la 6e place.

Cette fin de championnat décevante provoque un remaniement du comité directeur : le président Castelli est remplacé par le président Wolff, dirigeant reconnu qui oeuvrait depuis de nombreuses années aux côtés du président Bretaud. Mais l’objectif de l’accession à la division nationale demeure et continue d’animer les dirigeants de l’AS Béziers.

LE RETOUR DU PRÉSIDENT THÉO BRETAUD ( 1967 - 1969)​

Association Sportive Béziers (1967 - 1968)

La saison 1967-1968 voit le retour au sein des instances dirigeantes du président Bretaud, éloigné durant deux saisons pour des raisons de santé. L’action bénéfique entreprise ne peut alors que se poursuivre, car désormais l’esprit de corps anime le comité directeur et la saison est préparée avec sérieux. On retrouve l’ossature de l’équipe de 1966-1967 et, compte tenu de la situation financière du club, le recrutement reste modeste. Le comité directeur n’en demeure pas moins confiant, chacun ayant conscience, tant parmi les joueurs que parmi les dirigeants, que l’AS Béziers peut encore faire flotter haut les couleurs rouge et bleu du club.

Le club termine modestement dans le milieu du tableau. Mais à l’aube de la saison suivante, tous les espoirs restent permis pour voir le club biterrois figurer parmi les mieux classés de deuxième division nationale.

Malheuresement, en 1968-1969, en raison d’importantes difficultés financières, l’AS Béziers ne peut conserver sa place dans le football professionnel. L’équipe, toujours entraînée par Stan Golinski, et malgré les renforts de Zewulko, Bacquet, Audran, Garni, Scotti ainsi que des jeunes Amoros, Palma et Rovira, termine dans la zone de relégation.

Pour la première fois de sa longue histoire, l’AS Béziers doit quitter la deuxième division et est reclassée dans le championnat amateur de troisième division.

L'ASSOCIATION SPORTIVE BÉZIERS EN CHAMPIONNAT DE FRANCE AMATEUR (1969 - 1973)

En 1969-1970, l’AS Béziers participe au groupe Sud de CFA et, malgré les renforts de Moine, Bait et Moyano, l’éclosion d’un jeune talent, Tony Garceran, ainsi que l’engagement sans faille de l’entraîneur Hector Maison, qui n’hésite pas à apporter sa contribution également comme joueur, le club ne parvient pas à se classer aux places permettant un retour en Division 2.

Avec la création d’un championnat national s’étalant sur les saisons 1970-1971 et 1971-1972, l’AS Béziers ne parvient pas à surmonter la crise. L’équipe, toujours entraînée par Hector Maison, est renforcée par plusieurs joueurs régionaux :

Trani (Agde), Casolari (Marseille), Saez, Vigroux, Jean Fernandez, Lirousel (Montpellier), puis, en 1971, Albert (Mazamet), Appaix (Rodez), ainsi qu’Azum et Bauwen (Saint-Gaudens). Mais, au terme de la saison 1971-1972, le club est relégué en Division 3.

L'Association Sportive Béziers (1970 - 1971)

En 1972-1973, l’AS Béziers participe au championnat de 3e division, groupe Sud. Sous l’autorité, d’abord de M. Couronne puis de M. Martinez, l’équipe est renforcée par Plinio et Casolari (Sète) et bénéficie également de l’éclosion de jeunes joueurs tels que Georges Martinez, Henri Wolff, Jean-Pierre Ourliac, Obradors, Bautès et Ortaega. Portée par une saison remarquable de Maison dans son rôle de joueur, l’équipe s’empare rapidement de la première place et obtient son retour en deuxième division.

Il convient également de souligner les efforts du président Wolff et des dirigeants dévoués Marin, Faro, Larmande, Haas, Guigues, Valette et Galinier qui, grâce à un engagement constant et malgré de graves difficultés financières, permettent au club de poursuivre son développement. Leur action est progressivement confortée par l’intérêt croissant porté au club par celui qui deviendra bientôt le président de l’AS Béziers, Gérard Jullien. 

Classement Divison 3 (1972 - 1973)

L'ASSOCIATION SPORTIVE BÉZIERS DE RETOUR EN DEUXIÈME DIVISION (1973 - 1981)

Ce renouveau se poursuit au cours de la saison 1973-1974. Malgré des renforts importants en début de saison, avec le retour d’Iché et Garcia ainsi que l’arrivée de Glizinski (Red Star) et de l’international Mélic (Sochaux), l’AS Béziers, qui pratique pourtant un football de qualité, se retrouve à la dernière place avec seulement dix points à l’issue des matches aller.

Les dirigeants Larmande et Faro craignent alors que tous les efforts consentis au cours des dernières années n’aient été vains et qu’une nouvelle relégation ne provoque la disparition du football professionnel à Béziers. Ils pensent alors à un sportif prestigieux issu de la région biterroise : l’international Jo Bonnel.

Grâce à leur ténacité et malgré de nombreuses difficultés, ils parviennent à convaincre « Monsieur Jo » de reprendre en main le vieux club biterrois. L’arrivée de Bonnel permet à l’AS Béziers, au terme d’un match mémorable contre le Paris Saint-Germain, de conserver sa place en deuxième division. À noter également la belle victoire face à l’Olympique de Marseille en 32e de finale de la Coupe de France. Un but de Gérard Albert en fin de rencontre avait offert la qualification.

La saison 1974-1975 bat alors son plein. M. Bonnel, secondé par un autre enfant du pays, Léonce Lavagne, poursuit inlassablement son travail pour ramener l’AS Béziers parmi l’élite nationale. Désormais, le club peut envisager l’avenir avec confiance, car il est dirigé par un homme déterminé, de la trempe des grands présidents : M. Gérard Jullien. Nul doute que, admirablement entourée par des dirigeants forgés dans les années les plus difficiles du vieux club biterrois, la nouvelle équipe ne tardera pas à voir ses efforts récompensés par une consécration durable.

Les saisons 1975-1976 et 1976-1977 sont satisfaisantes, sans toutefois apporter les résultats que l’on pouvait attendre des efforts entrepris par le président Jullien et son comité. L’AS Béziers termine respectivement aux 9e et 8e places avec trente-neuf puis trente-sept points, malgré des renforts sérieux tels que Maya, Bourdon, Palma, Ahache, Buffat, Komano, Sannier et Geurten.

C’est cependant en Coupe de France 1975-1976 que les Biterrois se distinguent à nouveau. Après avoir successivement éliminé Ajaccio (32e de finale) puis Thonon (16e de finale), ils atteignent les huitièmes de finale, où ils s’inclinent face à Angers.

Association Sportive Béziers (1973 - 1974)
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Association Sportive Béziers (1980 - 1981)

C’est lors de la saison 1978-1979 que le redressement s’opère, avec l’arrivée de Tokoto (Bordeaux), Kern (Rouen) et l’éclosion de jeunes talents tels qu’Antoine Martinez et Daniel Rey. Les Biterrois terminent à la 3e place avec quarante-trois points et manquent de peu une qualification pour les barrages.

Pour la saison 1980-1981, le président Torre décide d’engager un profond renouvellement et fait confiance à de jeunes joueurs issus du club (Martinez, Rey, Laguerre, Moine, Parodi, Couronne, Sannier, Cabanel, etc.) ou venus de la région, comme Tur (La Paillade) et Grassi. Avec quelques joueurs plus expérimentés tels que Borgoni, Maya, Knayer, Edwige (venu de Montpellier) et Frey, l’AS Béziers réalise un parcours surprenant en championnat et se retrouve, à six journées de la fin, à la deuxième place, devant Toulouse et derrière Montpellier. Le club finira finalement à une belle quatrième place. Une saison particulièrement brillante,

LE DÉCLIN ET LA DISPARITION DE l'ASSOCIATION SPORTIVE BÉZIERS (1986 - 1990)

Dès le milieu de la décennie, les dirigeants multiplient les appels à la mobilisation pour préserver l’avenir du club, comme en témoigne la saison 1986-1987 où, malgré les bons résultats des équipes amateurs et de jeunes, la section senior reste fragilisée par un manque d’équilibre budgétaire.

Reléguée en troisième division, puis la saison suivante en Quatrième division l’AS Béziers tente de se reconstruire sous la présidence de Camille Passi, ancien joueur du club. Si l’ambition de remontée est affichée, les résultats ne suivent pas, les tensions internes se multiplient, les choix sportifs peinent à produire l’électrochoc attendu et la situation financière reste fragile.

Au cours des dernières saisons professionnelles, l’arrivée de joueurs de renom comme Antonetti, Bousdira (international français), Bracci (ancien joueur de l’OM et international français) ainsi que de la légende stéphanoise Gérard Janvion (international français et finaliste de la Coupe d’Europe avec l’ASSE) témoigne néanmoins de la volonté du club de maintenir ses ambitions malgré un contexte devenu plus difficile.

Malgré le dévouement de son président, le couperet tombe en 1990, l’Association Sportive Biterroise, fondée en 1940, est liquidée par le tribunal du football professionnel et disparaît du paysage footballistique français. La faute à une ingérence financière lors de la dernière décennie.

Certains des meilleurs éléments du club rejoignent alors des clubs voisins, dont le Football Club Devèze Béziers, club du quartier de la Devèze, afin de préserver le football biterrois, qui n’a jamais été dans une situation aussi difficile. Cela permet d’ailleurs à ce club de se développer et d’atteindre la quatrième division française.

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Le président Camille Passi avec son entraîneur Éric Firoud (1988 - 1989)
Une nouvelle saison débute pour le capitaine Dany Rey (1988 - 1989)

L’APRÈS ASSOCIATION SPORTIVE BÉZIERS (1990 - 2006)

Malgré des résultats sportifs limités, le FC Devèze Béziers fondé en 1966 s’impose progressivement comme le principal représentant du football biterrois après la disparition de l’AS Béziers Football. Fort de son ancrage dans le quartier de la Devèze, le club nourrit alors l’ambition de dépasser ce cadre local pour redonner à Béziers une place sur la scène régionale puis nationale.

Afin d’accompagner ce développement, les dirigeants entreprennent une profonde évolution de son identité. L’objectif n’est pas de créer un nouveau club, mais de donner une image plus fédératrice, capable de rassembler l’ensemble des Biterrois autour d’un même projet. À partir de 2000, Le nom FC Devèze Béziers laisse ainsi progressivement place au Béziers FC 34. Le choix du numéro 34, en référence au département de l’Hérault, symbolise cette volonté de représenter tous les Biterrois.

Si son identité évolue, le club reste fidèle à ses racines. Depuis sa création, le FC Devèze Béziers évolue sous les couleurs rouge et noir et adopte  le scorpion comme emblème, un symbole qui lui vaut rapidement le surnom de « Scorpions ». Ces éléments identitaires sont conservés tout au long de cette transformation, illustrant la continuité de son histoire malgré le changement de nom.

Football Club Devèze Béziers (1990 - 1991)

Après la disparition du Béziers FC 34 (ancien FC Devèze Béziers), le FC Béziers Méditerranée évoluant en rouge et bleu, devient le principal représentant du football biterrois.

En 2006, le club du Béziers Méditerranée Football Cheminots fusion avec l’Avenir Sportif Saint-Chinian pour former l’AS Béziers 2, qui conserve les couleurs jaune et noir. La même année, le 12 novembre, au Stade de Sauclières, le FC Béziers Méditerrannée remporte le premier derby de championnat de son histoire face à l’AS Béziers 2 sur le score de 2 à 0, lors de la 7e journée de Division d’Honneur Élite. Grâce à des réalisations de Martinez et de Bru en première période, cette victoire marque une page importante dans l’histoire du football biterrois.

Le projet de fusion entre les clubs biterrois, visant à créer un grand club, est déjà engagé. Il ne se concrétisera une année plus tard.

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Avenir Sportif Béziers 2 (2006 - 2007)
Football Club Béziers Méditerranée (2006 - 2007)

LE RENOUVEAU DU FOOTBALL BITERROIS (2007 - 2016)

Il faut attendre 2007 pour voir renaître un véritable projet footballistique ambitieux à Béziers.

Trois clubs locaux fusionnent alors : l’Avenir Sportif Saint-Chinian, le Football Club Béziers Méditerranée et le Béziers Méditerranée Football Cheminots, afin de donner naissance à l’Avenir Sportif Béziers. L’idée de réunir plusieurs clubs biterrois pour retrouver une équipe capable d’évoluer durablement dans les championnats nationaux apparaît dès 2006, mais c’est en 2007 que l’Avenir Sportif Béziers voit officiellement le jour.

Le club évolue alors en CFA 2, niveau auquel évoluait déjà l’Avenir Sportif Saint-Chinian, l’un des trois clubs fondateurs. Ce nouveau club est présidé par l’ancien président de Saint-Chinian, Gérard Rocquet.

Avenir Sportif Béziers (2009 - 2010)

Pour sa première saison, l’AS Béziers Football évolue donc en CFA 2 mais n’échappe pas à la relégation en Division d’Honneur à l’issue du championnat.

À la fin de la saison 2008-2009, l’ASB obtient cependant une remontée immédiate en CFA 2 puis réalise l’exploit de terminer premier de son groupe.

Seulement deux ans après sa descente en élite régionale, le club remporte le titre de champion de France de CFA 2 et accède en CFA.

Pour sa première saison en CFA, l’AS Béziers Football termine dans la zone de relégation avant d’être repêchée à la suite des rétrogradations administratives de plusieurs clubs.

Après trois nouvelles saisons passées dans le ventre mou du championnat de CFA, la saison 2014-2015 marque un tournant historique pour Xavier Collin et ses hommes. En effet, le 23 mai 2015, le club biterrois obtient sa promotion en National pour la première fois de son histoire.

Classement CFA (2014 - 2015)
Michel Ramon, Kévin Fortune, ..., ... et Mahamadou Drame

C’est donc à l’issue d’une saison exceptionnelle, au cours de laquelle Xavier Collin est auréolé du titre de meilleur entraîneur de CFA, que le titre de champion échappe de peu au club au profit du CS Sedan Ardennes. Promu au troisième niveau du football français, l’AS Béziers football prépare alors sa première saison en National dans la continuité du travail accompli depuis plusieurs années, renouant ainsi avec les ambitions des générations précédentes qui avaient porté le football biterrois jusqu’en Première division.

Lors de la saison suivante, en 2015-2016, l’AS Béziers Football réalise son meilleur parcours en Coupe de France. Le club débute au 5e tour face à Marvejols Sports (DHR) et atteint le 8e tour, où il s’incline face à l’EFC Fréjus Saint-Raphaël (National) sur le score de 1 but à 0. À noter également la belle victoire obtenue au 7e tour face au voisin du FC Sète (CFA), également sur le score de 1 but à 0.

LE RETOUR DANS LE MONDE PROFESSIONNEL POUR L'AS BÉZIERS (2017 - 2019)

Après trois saisons passées à lutter pour le maintien en National, le club biterrois, dirigé par Mathieu Chabert, décroche, lors de l’ultime journée de la saison 2017-2018, son accession au football professionnel en terminant à la deuxième place du championnat.

Grâce à un large succès 4-1 au Stade de Sauclières face aux Herbiers et au faux pas de son concurrent direct, Grenoble Foot 38, pourtant à domicile contre le relégable Entente Sannois Saint-Gratien, l’AS Béziers Football obtient les trois points nécessaires pour conserver sa deuxième place et accéder à la Ligue 2.

Trente ans après la disparition du club historique, Béziers retrouve ainsi le football professionnel. Cette renaissance est notamment marquée par un match d’anthologie face à Valenciennes, remporté sur le score de 6 à 5, qui constitue alors le match le plus prolifique de Ligue 2 depuis 1993. Conformément aux exigences de la Ligue du Football Professionnel, l’équipe évolue désormais au Stade de la Méditerranée, même si le Stade de Sauclières demeure profondément ancré dans la mémoire collective des supporters.

Malgré un début de saison encourageant, le club ne parvient toutefois pas à assurer son maintien en Ligue 2. En manque de résultats, particulièrement à domicile où il doit attendre le 15 mars 2019 pour décrocher sa première victoire 1-0 face à Auxerre, le club termine à un point de la place de barragiste et est reléguée en National à l’issue de la saison 2018-2019, un an seulement après son accession.

Valenciennes - Béziers / victoire : 5-6 / 33e journée Ligue 2
ASB BEZIERS / FOOTBALL LIGUE 2 / NANCY / SPORT /
Béziers - Nancy / victoire : 3-0 / 38e journée Ligue 2

LA CHUTE APRÈS L'EUPHORIE (2019 - AUJOURD'HUI)

L’euphorie est toutefois de courte durée. Reléguée en National à l’issue de la saison 2018-2019, l’AS Béziers Football connaît une nouvelle descente dès la saison suivante. Le championnat 2019-2020 est interrompu prématurément en raison de la pandémie de Covid-19 et le club, qui occupait alors une place dans la zone de relégation au moment de l’arrêt des compétitions, est rétrogradé en National 2. Au cours de cette saison, Mathieu Chabert, entraîneur emblématique de la remontée du club, est remplacé par Didier Santini en provenance de la sélection chinoise U19.

Classement figé de la saison 2019-2020 de National 1
FOOTBALL NATIONAL / ASB BEZIERS / CONCARNEAU / SPORT /  MOSTEFA / VIOT /
Mehdi Mostefa avant Béziers-Laval (2019-2020)

Malgré ces difficultés sportives, l’AS Béziers Football compte dans ses rangs plusieurs joueurs marquants. Le gardien Magno Novaes joue un rôle déterminant dans l’accession en Ligue 2. Le club voit également éclore plusieurs joueurs qui poursuivent ensuite leur carrière aux échelons supérieurs, notamment Kévin Fortuné, Ibrahim Sissoko et Steeve Beusnard, ainsi que des joueurs issus du territoire, à l’image de Robin Taillan, illustrant la qualité du recrutement et de la formation biterroise.

De retour en National 2 à l’issue de la saison 2019-2020, le club parvient à conserver plusieurs éléments majeurs de son effectif, parmi lesquels le capitaine Mehdi Mostefa, le milieu de terrain Enzo Reale ainsi que le gardien Yan Marillat. Et par la même occassion enregistre de bonne arrivées tel que le défenseur expérimenté Quentin Gau, le retour du milieu de terrain Michel Ramon ainsi que le serial buteur Fodé Guirassy. Toujours sous la direction de Didier Santini, l’équipe réalise un excellent début de saison 2020-2021 et occupe la première place du championnat après neuf journées. Toutefois, la pandémie de Covid-19 entraîne une nouvelle interruption des compétitions. La Fédération Française de Football décide finalement de classer la saison 2020-2021 comme « saison blanche », sans promotion ni relégation.

L’AS Béziers Football évolue donc de nouveau en National 2 lors de la saison 2021-2022. Avec le nouveau coach Colbert Marlot en provenance du Limoges FC avec l’objectif de remonter en National 1, deux ans après avoir quitter ce niveau. Mais les résultats ne fut pas à la hauteur des ambitions et Colbert Marlot sera limogé en cours d’exercice et remplacé par Hugo Munoz.

À l’issue de la saison 2021-2022, le club termine à une encourageante sixième place de son groupe. Durant l’été 2022, le club est toutefois rétrogradé administrativement en National 3 par la DNCG en raison de difficultés financières.

Lors de la saison 2022-2023, de retour en cinquième division. Le club décide mise sur la jeunesse avec des jeunes U19 Nationaux intégrer au groupe national épauler par des joueurs d’expérience. Les Biterrois réalisent un excellent parcours sportif et terminent en tête de leur championnat de National 3, ce qui aurait dû leur permettre d’accéder au National 2. Cette accession est cependant refusée par la DNCG. Le club est finalement rétrogradé en Régional 1 pour la saison 2023-2024.

Avant-match de National 3 Béziers-Onet le château (2022-2023)

Depuis 2024, l’AS Béziers Football évolue en Régional 1, loin des championnats nationaux. Le club s’appuie désormais sur la formation et le développement des jeunes talents du territoire biterrois. Cette politique porte ses fruits avec la présence régulière des équipes U17 et U19 dans les championnats nationaux, notamment une demi-finale du championnat de France U17 lors de la saison 2024-2025.

Au cours de son histoire, le football biterrois a construit un palmarès modeste mais significatif. L’AS Béziers Football a notamment évolué une saison en Division 1 et quarante saisons en Division 2. Le club compte également un titre de vice-champion de Division 2 en 1957, un quart de finale de la Coupe de France en 1962 et un titre de champion de CFA 2 en 2010.

Dans une ville traditionnellement marquée par le rugby, le football a su trouver sa place et écrire sa propre histoire, alternant périodes de réussite et moments plus difficiles au gré des différentes entités qui se sont succédé. Chacun des clubs biterrois a contribué, à son époque, à préserver et à enrichir l’histoire du football à Béziers.

Aujourd’hui, malgré son évolution au niveau régional, l’AS Béziers Football demeure l’héritière de cet héritage sportif. Fidèle à son identité et à son ancrage territorial, le club poursuit son développement à travers la formation des jeunes et l’ambition de retrouver, à terme, les championnats nationaux. Son histoire, forte de plus d’un siècle de passion et de résilience, continue ainsi de s’écrire.

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